L’agence est morte, vive l’agence !

Le magazine JOBBOOM consacrait plusieurs pages le mois dernier aux auteurs Alexandre des Isnards et Thomas Zuber et sur leur livre l’Open space m’a tuer ou la critique du bureau trop cool et de son modèle type en agence. Ce livre s’inscrit avec plusieurs autres dans une remise en question d’un modèle d’affaire qui a connu ses années de gloire dans les années 80 -90. La fin (relative) des gros budgets, des reconductions années après année et d’un quasi-monopole pour certains. Que l’on annonce que les publicités se feront sans agences (voir la vidéo de Martin Ouellette sur le sujet) ou que l’on crée de nouveaux métiers, de nouveaux noms ou des alliances multiples pour diversifier et élargir les champs d’expertise, une chose est certaine, les choses bougent.
Elles bougent pour les dirigeants que cherchent (et trouvent) les meilleures solutions pour continuer à toucher les annonceurs, elles changent aussi du côté des employés du secteur, quant à leurs attentes, leurs motivations et leurs façon de travailler et elles changent surtout enfin au niveau des consommateurs, éduqués, difficiles à classifier, à comprendre et donc à atteindre. La « crise économique » ou parenthèse sombre dans l’hyper profit aura eu cet effet bénéfique de l’introspection. Des initiatives pour se serrer les coudes (ex : Montreal ad), un écrémage dans le nombre d’intervenants et une prise de conscience globale.